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Version exceptionnelle et la plus récente avec le fabuleux motet « Cantate Jordanis Incolæ »
Disponible chez les disquaires ou sur internet dès 17,93 € (frais de port compris) |
Version la plus ancienne mais d’une grande intensité avec l’impétueux motet « Diligam Te »
Disponible dès 12,83 € (frais de port compris) |
Version plus mordante et plus intime avec le délicieux motet « Beatus Quem Elegisti »
Disponible dès 10,79 € (frais de port compris). |
Commencerions-nous donc notre rubrique consacrée à la musique sacrée et religieuse par un temps de tristesse et de regret ? La musique présentée ce mois-ci ne va-t-elle être qu’empreinte de mélancolie ? Rassurez-vous
la morosité du romantisme et le désespoir du modernisme sont peut-être parvenus à "gâter" bien des disciplines de la culture depuis la Révolution française puis à fausser notre mentalité chrétienne jusqu’à contraindre nos esprits à considérer la mort "anéantissement" plutôt que la mort "renaissance" telle que l’a toujours enseignée l’Eglise catholique, l’espérance et la confiance des siècles antérieurs au plus funeste épisode de notre Histoire sont bel et bien sensibles dans la musique qui vous est maintenant proposée.
Dans notre bonne ville de Toulouse, entre les puissantes colonnes de la cathédrale Saint-Etienne et jusqu’aux nues de ses hautes voûtes, a résonné, pour la première fois le 6 février 1705 lors de l’office funèbre de celui-là même qui en avait composé les accents, la musique à la fois grave, majestueuse et pleine de cette confiante espérance chrétienne qui caractérisait le défunt Jean Gilles (1668 - † 1705) comme n’importe lequel de ses contemporains. Après soixante-dix années d’évolution musicale, en 1774 donc, cette œuvre, intemporelle parce qu’accompagnant parfaitement le texte liturgique de la messe des morts et signifiant par ses mélodies, ses harmonies et ses rythmes exactement la même doctrine, élevait encore vers le Ciel l’âme du roi de France Louis XV après avoir déjà emporté huit ans plus tôt celle de son beau-père le roi Stanislas Leczinski de Pologne.
A votre tour, laissez vous submerger par la paix éternelle du repos de la mort que suggère la mélodie presque statique du début de l’Introït « Requiem æternam … » avant d’être littéralement éblouis par la lumière de la vie éternelle « et lux perpetua … ». Il en est ainsi à chaque verset de l’office : la perfection musicale rend limpide au cœur ce que le texte dit à l’esprit. Même si la prononciation du latin selon la réforme gallicane entreprise au XVIIème siècle peut surprendre ceux qui ne l’ont jamais entendue, la justesse du rythme et la puissance du jeu des instrumentistes rendent indispensable l’une de ces trois interprétations remarquables du Requiem qu’accompagne pour chacune un motet différent. A la fin de l’écoute, l’on dirait presque les derniers mots que le compositeur prononça sereinement avant d’expirer : « Veni Domine et noli tardare ».
Entretiens sur l'incarnation
Charles Journet
« Cette retraite sur l'Incarnation prêchée par le Cardinal Journet est tout ensemble un texte spirituel et une catéchèse nourrie d'une connaissance approfondie des Évangiles et de la grande théologie. Plusieurs raisons ont conduit au choix du sujet, le point central de notre foi. La plus profonde de ces raisons nous est livrée comme une confession : quand on a commencé à connaître Jésus et à l'aimer, on ne peut plus guère parler d'autre chose que de Lui, de Celui qu'on retrouve à tous les tournants de la vie. Ces pages de méditation nous aident à parcourir, l'Évangile grand ouvert, les étapes de la vie de Jésus et nous introduisent véritablement à l'intérieur du mystère : Jésus Christ, vrai Dieu et vrai homme. Elles sont particulièrement riches de formulations heureuses qui traduisent une singulière familiarité avec l'Évangile de Jésus. »
Georges Cottier, op (quatrième de couverture)

Quand les catholiques étaient hors la loi
De Jean Sévilla
De 1901 à 1904, 30000 moines ou soeurs furent contraints à l'exil, 14000 écoles catholiques fermées et les officiers pratiquants, privés d'avancement.
La séparation des Eglises et de l'Etat n'a pas apaisé les querelles, elle les a mises sous un éteignoir laïc. Réflexe si ancré chez les Français qu'il resurgit aujourd'hui.
Mais alors que l'irruption de l'islam a relancé le débat sur la laïcité, de nouvelles questions se posent. Croit-on faciliter l'intégration des musulmans en niant le fait religieux ?
Pour assurer la cohésion de notre société, ne vaudrait-il pas mieux nous interroger sur ce que nous avons fait de nos valeurs chrétiennes ?
Un livre a méditer absolument en cette époque du retour du laïcisme anticatholique en France.
Librairie Académique Perrin, 2006, 8,55 euros.

Frère François
De Julien Green
Frère François naît à la fin du XIIe siècle, dans une Italie divisée par les guerres, entre les murs d'une petite cité moyenâgeuse, Assise. Il grandit quelques années avant la troisième croisade, à une époque qui, écrit Julien Green, hésite "entre heur et malheur", comme si elle "attendait la venue de quelqu'un". Il connaît l'oisiveté et les plaisirs des jeunes gens riches de son temps. Il rêve de connaître le monde, de devenir grand prince, chevalier. Mais Quelqu'un est caché, qui l'attend. Quelqu'un qui ne connaît ni armes, ni titres, ni orgueil : Dieu, sous la forme du Christ pauvre, qui fera de François le "poverello" d'Assise.
Ce livre, où les connaissances historiques ne font pas défaut, est écrit avec la maestria de l'écrivain et la passion du catholique Julien Green.
Edition du Seuil, 2012, 7,70 euros

La puissance de la croix
Edith Stein
Edith Stein, philosophe allemande assistante d'Edmund Husserl, le père de la phénoménologie, se convertit au catholicisme en 1922 à la lecture de la Vie de Thérèse d'Avila. Elle entre au Carmel en 1933. Juive, elle veut rester solidaire de ses frères et meurt martyre au camp d'Auschwitz en 1942. Mystique au sens le plus fort du terme, Edith Stein écrivit beaucoup à partir de sa conversion.
Cette anthologie nous donne les textes les plus saillants de son itinéraire et de sa spiritualité, toute centrée sur la participation à la Croix du Christ au service de l'humanité. Canonisée en octobre 1998, Edith Stein a été proclamée copatronne de l'Europe par Jean-Paul II, avec sainte Brigitte de Suède et sainte Catherine de Sienne.
Elle est fêtée le 9 août sous le nom de Soeur Thérèse-Bénédicte de la Croix.
Anthologie - 6e édition.
Editions Nouvelle Cité, 2007, 12,35 euros




