Editorial

Lumière pour éclairer les nations, et gloire d’Israël votre peuple

 

« Lumen ad revelationem gentium : et gloriam plebis tuae Israel, Lumière pour éclairer les nations, et gloire d’Israël votre peuple ».

Par ces paroles nous recevons le cierge de la Chandeleur, étendard de l’Espérance au milieu des ténèbres éloignant la peur pour mettre notre confiance dans le Seigneur.

Procedamus in Pace : Avançons en paix ; In nomine Christi : Au nom du Christ proclamons-nous en commençant la procession de la Présentation de l’Enfant-Jésus au Temple et de la Purification de la Bienheureuse Vierge-Marie.

Dans ces paroles tout nous indique l’attitude que doit avoir le Chrétien-Catholique : être un optimiste.

Stanislas Berton dans son 3ème volume ‘l’Homme dans la cité’ le montre bien en insistant tout simplement pour que nous soyons ce que nous sommes. Un homme doit être un homme, une femme doit être une femme, un enfant doit être un enfant et nous devons retrouver notre relation avec Dieu. Celui qui vit avec Dieu a les clefs pour faire trembler tous les démons de la terre.

Nous sommes trop souvent dans la peur, l’inquiétude, Bernanos ne se trompait pas en disant :

« Les Français ne peuvent pas être sauvés car ils passent leur temps à se mentir à eux-mêmes. »

Le Chrétien-Catholique est un optimiste parce qu’il est sauvé, il possède la lumière du Christ. C’est avec la lumière du Christ que nous avançons contre vent et marrée vers le Dieu Trois fois Saint pour lui remettre la flamme de notre amour et parfois la palme du martyr.

Le monde moderne qui déstructure la création de Dieu, inquiète, rentre dans nos familles non par une guerre avec des armes mais par une subversion de nos institutions dans tous les domaines. Face à cette réalité il faut rester ce que nous sommes : optimiste parce que Catholique.

Alors me vient ces paroles du Christ sur la Montagne : « Bienheureux serez-vous lorsqu’on vous maudira, et qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.

Réjouissez-vous alors, et tressaillez de joie, parce que votre récompense sera grande dans les cieux. »

 

Cependant pour être bien ce que nous sommes il faut en prendre les moyens.

Dans le sillage du Père Mateo Crawley-Boevey je vous invite à consacrer votre Maison, votre foyer, votre collocation au Sacré-Cœur de Jésus, qu’Il devienne le Roi de votre « Béthanie ».

Introniser le Sacré-Cœur, c’est mettre à la place d’honneur l’image (qui peut être une statue) du Sacré-Cœur en reconnaissance du droit souverain de Jésus sur moi, sur ma famille, sur les membres de ma collocation.

Je peux faire brûler un lumignon, lui offrir des fleurs. Quel beau témoignage lorsque le Sacré-Cœur est ainsi paré quand je reçois des invités qui peuvent s’en étonner. C’est l’occasion de parler de Jésus, notre Roi d’amour.

Le mettre à l’honneur dans notre « Béthanie » c’est aussi la possibilité d’organiser une heure sainte au milieu de la nuit devant l’image exposée. Nous pouvons la faire seul ou en famille ou avec les colocataires. Une famille peut même initier leurs enfants en gardant néanmoins des règles de prudence. Cette dévotion apportera beaucoup de grâce et de sérénité dans votre antre et rejaillira tout autour de vous.

Cependant prendre Jésus et en faire le Roi de notre Maison c’est aussi l’accepter dans les joies mais également dans les épreuves de la vie que nous pouvons traverser.

Pour ceux qui ont déjà fait l’intronisation au Sacré-Cœur, c’est l’occasion de faire le point. Je serai heureux de pouvoir vous y aider.

Pour ceux qui désirent introniser le Sacré-Cœur, il faut bien la préparer et je suis là pour vous y aider également.

Cœur-Sacré de Jésus, j’ai confiance en Vous.

 

Chanoine Thibaut de Ternay