Editorial

La fidélité à Dieu chaque jour.

 

Chers amis,

Le cœur de l’hiver passe peu à peu. La sainte famille quitte la crèche pour rejoindre sa ville.

Soit dit en passant, les trois villes auxquelles se rattachent la vie mortelle de Jésus offrent une progression dans le mystère de la rédemption que nous contemplons dans le cycle de l’année.

Jésus a été est conçu du Saint-Esprit à Nazareth, qui signifie « la fleur » car il est, comme le rapporte le Cantique des cantiques, la fleur des champs et le lis des vallons. Sa présence nous réjouit.

Jésus naquit à Bethléhem, la maison du pain, afin d'être la nourriture de nos âmes.

Il est offert en sacrifice sur la croix à Jérusalem, et par son sang, il rétablit la paix entre le ciel et la terre, la paix entre les hommes, la paix dans nos âmes. Le nom de cette ville signifie « vision de paix. »

Le temps liturgique continue à manifester successivement les hommes fidèles à Dieu :  les rois Mages, les noces de Cana, le centurion qui montre sa foi publiquement. Ce même temps liturgique inclut une lumière surnaturelle : la Présentation de Notre Seigneur au temple de Jérusalem, le 2 février. Ici Dieu poursuit son plan Rédempteur : invitant la Vierge Marie et saint Joseph à offrir l’Enfant au Père selon la loi. Le Messie continue de se donner dans la simplicité de l’oblation.

Au fil de ces semaines, nous entrevoyons la vie chrétienne non comme une succession d’efforts isolés mais comme une offrande continue à Dieu. A l’instar de la Sainte Famille au Temple, nous sommes appelés à présenter notre cœur, nos joies, nos peines, nos espérances devant Dieu. Le temps qui s’ouvre devant nous à la chandeleur, nous invite à voir Jésus comme la « Lumière des peuples », la lumière qui éclaire nos aspirations les plus profondes.

Au mois de février, l’Église poursuivra sa route vers le Carême. Ce sera le grand temps de préparation pour aller à Jésus ressuscité. Nous entrerons progressivement dans la sobriété et la pénitence.

A partir du dimanche de la Septuagésime se dessine l’esprit de conversion et d’efforts à venir.

Après la joie de la venue du Sauveur, chaque fidèle est invité à se détacher des sécurités du monde, à reconnaître sa fragilité humaine. C’est une pédagogie de l’abandon et de la confiance. Les exercices du carême, les efforts de sanctifications, deviendront les moyens privilégiés pour regarder vers la croix et non plus la mangeoire où dormait l’Enfant-Jésus. Le regard sera sevré, quittera la douce crèche, pour le bois rédempteur.

Que la Vierge Marie nous obtienne la grâce de persévérer dans la fidélité à Dieu chaque jour.

 

Chanoine Laurent Jantaud