Témoins de la Résurrection

Chers amis,

le mois de mars aura été riche d’émotions pour nous tous. Nous avons pu assister à un évènement majeur de la Sainte Église qui était un conclave lequel s’est terminé avec l’élection de Sa Sainteté le pape François. Des petits aux grands, je suis sûr que vos prières sont montées au Ciel pour demander à Dieu un pape selon son coeur, un pape qui sache gouverner l’Église avec des vues toutes divines, un pape qui, à la suite de ses prédécesseurs, donnera au monde ce dont celui-ci a le plus besoin, Dieu.

Chers amis, compte tenu de la situation de l’Église je laisse la parole à mon Supérieur général :

 « Chers fidèles,

Nous entrons dans le temps de Carême, temps privilégié pour méditer sur les mystères de la Rédemption du monde par la souffrance et la mort de Jésus sur la Croix.  L’Église  est  le  corps mystique  du Christ, Elle  aussi  doit  vivre  tous  les mystères  de  son divin  Fondateur.  Sommes-nous  au  temps  de  la  passion  de  l’Église ?  Très  probablement ! Les temps présents sont bien troublés, et le pire est sûrement devant nous.

La Pénitence

Chers amis, dans deux semaines, le carême commencera. C’est le temps de nous rappeler que nous ne sommes que peu de chose. «Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras poussière». Cette phrase prononcée lorsque la cendre est appliquée sur notre front précise avec force la signification de ce geste. Adam était poussière d’argile qui devait passer du paradis terrestre au Paradis céleste sans mourir, sans expérimenter ce drame de la séparation de l’âme et du corps, du principe spirituel et de la matière qui redevient poussière. Il a perdu pour lui et l’humanité le don d’immortalité par sa faute, désignée comme péché originel. Mais ce n’est pas tant pour nous lamenter sur le passé, ni pour nous effrayer de la mort future que les cendres nous sont imposées, c’est pour nous faire expérimenter dans le présent notre néant et ainsi nous inviter à la conversion immédiate, qui n’a jamais intérêt à être remise au lendemain, car peut-être que, pour nous, demain ne sera pas. Se convertir signifie se tourner vers Dieu et attendre de lui son secours, le posséder dans notre coeur, s’ouvrir plus profondément et entièrement à la grâce de Dieu.

 

Bonne et sainte année!

Chers amis,  nous venons de fêter Noël. La venue du Christ parmi nous. Dieu se fait proche de nous; il devient l’un de nous par l’humanité qu’il assume et qu’il divinise du même coup. Sa sainte humanité devient pour nous un magnifique et  ô combien efficace instrument de Salut. A travers elle, la divinité du Christ nous touche et nous sauve si nous ne refusons pas le contact avec elle.

Toutes ces réalités profondément théologiques et vraies, on peut les contempler simplement en faisant silence devant une crèche, en relisant tranquillement les premiers chapitres de l’évangile de saint Jean ou  de saint Luc.  «Si vous ne redevenez pas comme des petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux». Pour comprendre, goûter Noël devrions-nous dire, il faut redevenir, en effet, un petit enfant. Seule une âme d’enfant comprend la grandeur de cette fête. Cette dernière constitue le quatrième Mystère de la sainte Enfance de Jésus lorsqu’on la médite dans le cadre de la dévotion au Saint Enfant Jésus de Prague. C’est pourquoi je vous livre ici une belle prière de consécration au Divin Enfant Jésus :

Chers amis, quel temps merveilleux que celui de l’Avent où toute l’Église se prépare à la venue du Sauveur. C’est un temps de désir du Salut. Et nos coeurs se préparent à Noël en désirant le plus possible ce salut si nécessaire. Voir son péché et le mal dans le monde doit nous porter à espérer le Salut, à le vouloir intensément. De nous-même, nous le savons, nous ne pouvons rien, mais «à Dieu rien n’est impossible».

Alors ouvrons nos coeurs au Seigneur qui vient. Que chaque fois que nous disons «que votre Règne arrive» ce soit avec ce désir, comme un cri. A l’école de saint Jean-Baptiste,  suivant ce qu’il nous dit, purifions nos coeurs par la pénitence. « Bienheureux les coeurs purs car ils verront Dieu». La pureté est condition de la vision. Ce sont les coeurs purs qui reconnaîtront Dieu dans le Petit Enfant de la crèche. Et comment ne pas demander cette grâce à Marie Immaculée, qui préservée du péché originel, comblée de la grâce dès le premier instant de sa conception va atteindre le plus haut désir du Salut et reconnaître Dieu en celui qui s’incarne en son sein, par son acte de foi à l’Annonciation.