Le mois d’Octobre est traditionnellement consacré a la dévotion du Saint Rosaire. Cela est dû à la victoire chrétienne sur les armées turques le 7 octobre 1571, à Lépante. Le pape Saint Pie V a attribué cette victoire à la récitation du Rosaire, et a institué une fête liturgique pour commémorer la délivrance : la fête du Saint Rosaire. Mais ce fut seulement en 1886 que le mois d’octobre a été consacré au Rosaire par le pape Léon XIIIl.

Ce dernier a ajouté aux Litanies de la Vierge l’invocation « Regina Sacratissimi Rosarii, ora pro nobis » et prescrivit, pour ce mois, la récitation quotidienne du Rosaire (au moins du Chapelet), ainsi que les Litanies de la Sainte Vierge, suivie d’une prière à Saint Joseph (Nous recourons à vous dans notre tribulation...) L’Église a toujours tenu en grande révérence la dévotion du Saint Rosaire, en concédant une indulgence plénière à tous ceux qui récitent les cinq dizaines du chapelet en continu, en méditant les mystères (Manuel des indulgences 17 §1).

« Le Rosaire est la prière la plus divine après le Saint Sacrifice de la Messe. »
Saint Charles Borromée.

Un quotidien italien dresse le bilan des diocèses de France.

Extraits d'un article de Paolo Rodari, paru dans le quotidien italien Il Foglio, le vendredi 13 novembre 2009 et intitulé "L'Église de France perd de son influence au Vatican et des séminaristes dans ses diocèses" :

"Les statistiques 2008 sont éloquentes (celles de 2009 sont attendus dans les prochaines semaines) : les prêtres diocésains ne sont plus que 15 000 et leur âge moyen dépasse 75 ans. Contre une centaine de prêtres qui sont ordonnés chaque année, 900 meurent ou quittent les ordres. Dans certains diocèses, les paroisses sont regroupées en "ensembles pastoraux", où il arrive qu'un seul prêtre desserve dix, vingt, voire quarante églises. Il y a des diocèses qui d'ici dix ans, n'auront pas plus de dix prêtres en activité."

"Le chiffre le plus inquiétant est celui des séminaristes: de 4 536 en 1966, ils ne sont guère plus de 500 aujourd'hui. Des diocèses comme Pamiers, Belfort, Agen, Perpignan n'ont plus de vocations. Les ordinations sont très peu nombreuses : depuis Vatican II, le nombre a chuté de façon alarmante : 825 prêtres ordonnés en 1956, environ 90 en 2008."

"Du point de vue des fidèles, la situation n'est guère meilleure. Le déclin de la pratique religieuse, considérable dans les années 70, se poursuit inexorablement. Les pratiquants sont une infime minorité (4% si "pratiquer" c'est aller à l'église une fois par mois) d'âge relativement mûr. Résistent - et c'est là un fait qui donne matière à réflexion - les mouvements comme l'Emmanuel, les Frères de Saint-Jean ou la Communauté Saint-Martin et, surtout, les groupes traditionalistes. Aujourd'hui, environ un tiers du total des séminaristes français est d'ores et déjà issu de ces communautés."


(
Maximilien Bernard in Perepiscopus du 25 novembre 2009)

Quelques chiffres :

Il y avait en France 19234 prêtres en exercice en 2000, 17935 en 2002, 17000 en 2006 et 15341 en 2007. Et on estime qu’il n’en restera plus que à peu près 8000 fin 2010 !

Il faut préciser que le nombre d’ordinations pour l’ensemble des diocèses est dramatiquement bas depuis plus de dix ans.

2000, 142 2002, 132 2004, 90 2006, 94 2008, 101

2001, 125 2003, 105 2005, 105 2007, 108

Pour comparaison il n’est pas inutile de rappeler qu’en 1950 il y avait en France plus 1000 ordinations sacerdotales chaque année. Et l’avenir ? L’âge moyen des prêtres en France est supérieur à 73 ans et l’âge moyen des fidèles est du même ordre. Il ne reste plus en France que 1000 prêtres de moins de 50 ans et 800 prêtres de moins de 40 ans. Et avec une centaine d’ordinations par an alors qu’il y a entre 800 et 900 prêtres qui cessent leur activité chaque année, il est clair que de nombreuses églises seront fermées dans les prochaines années et les fidèles seront abandonnés un peu plus.

Même si au point de vue humain la situation semble catastrophique, nous savons également que la prière a une efficacité sur le coeur de Jésus, spécialement celles des enfants. Comment en effet le Souverain Prêtre ne serait pas touché par une prière humble et confiante?